Aller au contenu principal

Fournitures CPAP (Anglais)

View

Qu’est-ce que
l’apnée du sommeil ?

Nous répondrons à toutes vos questions et vous soutiendrons pour la réussite de l'apnée du sommeil.

Vous vous réveillez fatigué ? On vous dit que vous ronflez ? Vous pourriez faire partie sans le savoir des 20 % de Canadiens d’âge adulte qui souffrent d’apnée du sommeil. 1

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

L’apnée obstructive du sommeil (AOS) est un trouble causant un relâchement des muscles arrières et latéraux de la gorge, qui s’affaissent et qui entravent brièvement le passage de l’air. Il en découle une baisse du taux d’oxygène dans le sang qui oblige votre cerveau à vous réveiller juste assez pour contracter les muscles de la gorge et respirer (souvent inconsciemment). Vous retombez ensuite dans un profond sommeil, et le cycle recommence – le plus souvent, à votre insu.

L’apnée du sommeil peut causer une grande fatigue durant la journée. Certains vont même jusqu’à s’endormir au volant ou au travail.

S’il est dépisté tôt, ce trouble peut être traité avant de nuire à votre santé, à vos relations interpersonnelles et à votre rendement professionnel.

Il existe trois types d’apnée du sommeil :

  • L’apnée obstructive du sommeil (AOS) est la forme d’apnée du sommeil la plus répandue, dans laquelle les tissus mous de la gorge bloquent les voies respiratoires et provoquent un arrêt momentané de la respiration ;
  • L’apnée centrale du sommeil est une forme moins courante que l’AOS, dans laquelle le système nerveux central n’envoie pas les bons signaux aux muscles de la gorge qui contrôlent la respiration ;
  • L’apnée du sommeil complexe est une combinaison des deux autres types (obstructive et centrale).

Est-ce normal d’arrêter de respirer la nuit ?

Oui, c’est normal. Quand on dort, les muscles de la gorge se détendent et peuvent obstruer les voies respiratoires pendant quelques secondes. La majorité des gens cessent de respirer, se réveillent légèrement, prennent une respiration et retombent profondément endormis, et ce, plusieurs fois par nuit.

Mais quand cela arrive plus de cinq fois par heure, l’apnée du sommeil est probablement en cause. Dans les cas graves, les pauses respiratoires peuvent se produire plus de 30 fois par heure.

Qui est à risque ?

L’apnée du sommeil touche les personnes de tous âges – même les nouveau-nés –, mais elle est plus fréquente chez les personnes de plus de 50 ans et celles qui font de l’embonpoint3. Elle est plus répandue chez les hommes que chez les femmes4.

D’autres caractéristiques physiques comme des amygdales volumineuses, un petit nez, certaines affections de la thyroïde et la congestion nasale peuvent accroître les risques d’apnée du sommeil. Boire de l’alcool ou prendre des sédatifs, des narcotiques ou des somnifères avant de se coucher peut également détendre la gorge et aggraver l’apnée du sommeil.

Signes et symptômes de l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil s’accompagne d’une multitude de symptômes. Vous pourriez souffrir d’apnée du sommeil si vous présentez au moins deux des symptômes suivants :

  • Ronflements : De nombreux patients consultent parce que leurs ronflements empêchent leur compagne ou leur compagnon de dormir ;
  • Pauses respiratoires (apnées) : Certains patients se font dire qu’ils arrêtent de respirer plusieurs fois durant la nuit, puis qu’ils se réveillent, pantelants, en cherchant leur souffle ;
  • Somnolence diurne : Certaines personnes consultent après s’être endormies au volant ou au travail ;
  • Manque de concentration ;
  • Déprime, irritation ou sautes d’humeur4,5 ;
  • Baisse de libido ;
  • Besoin d’uriner fréquemment pendant la nuit ;
  • Cauchemars.

Pourquoi l’apnée du sommeil est-elle mauvaise pour la santé ?

Les personnes atteintes d’apnée du sommeil présentent souvent des troubles associés ou, dans certains cas, des troubles causés par l’apnée du sommeil 4,5,6,7.

En traitant votre apnée du sommeil, vous pourriez diminuer le risque ou la gravité des troubles suivants :

  • Maladies cardiovasculaires  8,9
  • Hypertension 8,9
  • Accident vasculaire cérébral 8,9
  • Diabète de type 2 10, 11
  • Dépression 12

Suis-je à risque ?

Répondez à ce court questionnaire pour évaluer vos risques et savoir si vous devriez en parler à votre médecin.

 

Les références

En savoir plus

  1. Young, T., Peppard, P. E., & Gottlieb, D. J. (2002). Epidemiology of Obstructive Sleep Apnea: A Population Health Perspective. American Journal of Respiratory care medicine, 165(09), 1217-1239. Retrieved from https://doi.org/10.1164/rccm.2109080.
  2. Hargenset TA, Kaleth AS, Edwards ES, and Butner KL (2013). Association between sleep disorders, obesity, and exercise: a review. Nat Sci Sleep. 5: 27-35.
  3. Young, T., Palta, M., Dempsey, J., Skatrud, J., Weber, S., & Safwan, B. (1993). The occurrence of sleep-disordered breathing among middle-aged adults. The New England Journal of Medicine. 328, 1230-1235.
  4. Paul E. Peppard; Mariana Szklo-Coxe; K. Mae Hla; Terry Young (2006). Longitudinal Association of Sleep-Related Breathing Disorder and Depression. Arch Intern Med. 2006;166(16):1709-1715.
  5. Anne G. Wheaton; Geraldine S. Perry; Daniel P. Chapman; Janet B. Croft. Sleep Disordered Breathing and Depression among U.S. Adults: National Health and Nutrition Examination Survey, 2005-2008
  6. Young, T., Peppard, P.E., & Gottlieb, D.J. (2002). Epidemiology of obstructive sleep apnea: a population health perspective. Am. J. Respir. Crit. Care Med, 165, 1217-1239
  7. Young T. et al (2008): Sleep Disordered Breathing and Mortality: Eighteen-Year Follow-up of the Wisconsin Sleep Cohort.
  8. Campos-Rodriguez, Francisco, et al. “Effect of Continuous Positive Airway Pressure on Blood Pressure and Metabolic Profile in Women with Sleep Apnoea.” European Respiratory Journal, vol. 50, no. 2, 2017, p. 1700257., www.erj.ersjournals.com/content/50/2/1700257.
  9. Gottlieb, Daniel J., et al. “CPAP versus Oxygen in Obstructive Sleep Apnea.” New England Journal of Medicine, vol. 370, no. 24, 12 May 2014, pp. 2276–2285., doi:10.1056/nejmoa1306766.
  10. Mokhlesi, Babak, et al. “Effect of One Week of 8-Hour Nightly Continuous Positive Airway Pressure Treatment of Obstructive Sleep Apnea on Glycemic Control in Type 2 Diabetes: A Proof-of-Concept Study.” American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 194, no. 4, 15 Aug. 2016, pp. 516–519., www.doi.org/10.1164/rccm.201602-0396LE.
  11. Martínez-Cerón, Elisabet, et al. “Effect of Continuous Positive Airway Pressure on Glycemic Control in Patients with Obstructive Sleep Apnea and Type 2 Diabetes. A Randomized Clinical Trial.” American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 194, no. 4, 2016, pp. 476–485., www.doi.org/10.1164/rccm.201510-1942OC.
  12. Edwards, Cass, et al. “Depressive Symptoms before and after Treatment of Obstructive Sleep Apnea in Men and Women.” Journal of Clinical Sleep Medicine, American Academy of Sleep Medicine, 15 Sept. 2015, jcsm.aasm.org/ViewAbstract.aspx?pid=30173.

Learn more about